
Le compte à rebours est lancé. À quelques jours de la finale de la 7ᵉ édition de la Coupe du monde de la presse culturelle, le Réseau des journalistes culturels du Cameroun (RJ2C) a officiellement donné le ton ce jeudi 2 juillet 2026, lors d’une conférence de presse tenue à l’auditorium du ministère de la Communication à Yaoundé.
Placée sous le thème « Gastronomie traditionnelle et connexion des peuples », cette nouvelle édition ambitionne de démontrer que la culture est un puissant levier de cohésion sociale, de dialogue interculturel et de développement. Plus qu’une compétition, la Coupe du monde de la presse culturelle se veut un cadre de valorisation des métiers de l’art, de la culture et du patrimoine, tout en mettant en lumière le rôle de la presse culturelle dans la promotion de l’identité nationale.

Trois innovations majeures pour la 7ᵉ édition
Après six éditions couronnées de succès, la Coupe du monde de la presse culturelle franchit un nouveau cap avec plusieurs innovations destinées à renforcer son impact et à promouvoir le soft power culturel camerounais.
Un Grand Forum de l’économie des médias culturels
Parmi les principales nouveautés figure le Grand Forum de l’économie des médias culturels. Cette plateforme réunira journalistes, institutions financières, partenaires techniques et porteurs de projets autour d’un même objectif : favoriser l’émergence d’entreprises de presse culturelle viables et durables. Les organisateurs rappellent qu’au Cameroun, il existe de nombreux produits médiatiques consacrés à la culture, mais très peu de véritables entreprises spécialisées dans la presse culturelle. Ce forum ambitionne ainsi de créer un écosystème favorable au développement du secteur. Les travaux s’achèveront par une séance de pitch de projets, au cours de laquelle des promoteurs présenteront leurs initiatives devant un collège de mentors chargés de les accompagner dans leur maturation et leur mise en œuvre.
Une extension des sites de l’événement
La CMPC 2026 élargit également ses espaces d’accueil. Si le Musée national demeure un site emblématique de la compétition, deux nouveaux lieux viennent enrichir le dispositif : l’esplanade de l’Hôtel de Ville de Yaoundé, qui accueillera notamment les cérémonies d’ouverture et de clôture, ainsi que le Palais des Congrès de Yaoundé, où se dérouleront plusieurs activités majeures.Cette diversification des sites vise à rapprocher davantage l’événement du grand public et à lui offrir une visibilité accrue.
Le lancement de Miss Coupe du monde de la presse culturelle
Autre innovation de taille : l’introduction de Miss Coupe du monde de la presse culturelle, une initiative coordonnée par Christian Voufo. Au-delà d’un concours de beauté, cette compétition se veut une vitrine de la diversité culturelle. Chaque candidate aura pour mission de représenter son patrimoine culturel, de promouvoir les valeurs du vivre-ensemble et d’incarner la richesse des traditions camerounaises. Les organisateurs espèrent ainsi attirer un public plus large, notamment les familles et les jeunes, afin de renforcer l’impact populaire de l’événement.
L’un des temps forts de cette rencontre a été la prestation de deux véritables prodiges du balafon, âgés de moins de six ans et venus de Makak. Leur interprétation de plusieurs rythmes traditionnels camerounais a émerveillé l’assistance et illustré avec éloquence la richesse ainsi que la transmission du patrimoine culturel aux plus jeunes générations.

Pour la présidente du comité d’organisation Mme G-Laurentine Assiga , cette démonstration artistique traduit parfaitement la philosophie de l’événement : « Le Made in Cameroon, ce n’est pas seulement ce que l’on voit ou ce que l’on touche. C’est aussi son imagination, son soft power, et c’est cette énergie que nous voulons montrer et partager. »
À travers cette édition, les organisateurs souhaitent également mettre à l’honneur la gastronomie traditionnelle comme un patrimoine vivant capable de rapprocher les peuples, de raconter l’histoire des communautés et de renforcer le vivre-ensemble.



Du 13 au 19 juillet 2026, journalistes culturels, artistes, partenaires institutionnels, professionnels des industries culturelles et créatives, ainsi qu’amoureux de la culture, se retrouveront pour une semaine d’échanges, de compétitions, de découvertes et de célébration du patrimoine culturel camerounais.
À travers cette initiative, le Réseau des journalistes culturels du Cameroun réaffirme sa volonté de faire de la presse culturelle un acteur majeur de la promotion du patrimoine national et du rayonnement du Made in Cameroon, dans toute sa diversité et sa créativité.
Par Amelie Laure